Des règles plus strictes pour les portails pornographiques

Selon la loi sur les services numériques (DSA) de l’Union européenne, les services et plateformes numériques sont tenus de prendre des mesures plus strictes contre les contenus illégaux tels que les discours de haine, la pédopornographie et les fausses nouvelles sur leurs sites Internet. Plus le service est important, plus il y a de règles à respecter. Toute personne comptant au moins 45 millions d’utilisateurs actifs par mois dans l’UE est considérée comme très importante – cela inclut, par exemple, TikTok, X (anciennement Twitter) et plusieurs offres de Méta et Google. Bruxelles classe désormais également les portails érotiques Pornhub, XVideos et Stripchat parmi les très grandes plateformes en ligne.

Quatre mois pour la mise en œuvre du DSA

Selon le DSA sont autorisés Pornhub, XVideos et Stripchat ne collectent pas de données personnelles d’enfants et de jeunes à des fins publicitaires. En outre, les entreprises devront à l’avenir respecter l’obligation de transparence en matière de publicité personnalisée. Il est alors interdit de placer de la publicité basée sur des données sensibles telles que l’orientation sexuelle ou les opinions politiques. Les entreprises disposent désormais de quatre mois pour mettre en œuvre les règles en introduisant des mesures spéciales pour protéger les enfants et évaluer le risque de contenus illégaux et portant atteinte aux droits fondamentaux. Si les plateformes ne respectent pas les réglementations européennes, elles s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à six pour cent de leur chiffre d’affaires annuel global.

Poursuite contre X

Le commissaire européen Thierry Breton a souligné que l’objectif principal est d’assurer la sécurité des mineurs. Par exemple, les systèmes de vérification de l’âge visent à empêcher les enfants et les jeunes d’accéder à des contenus pornographiques. L’approche de la Commission européenne à l’égard du DSA, ouvert il y a quelques jours seulement, montre avec quelle cohérence la Commission européenne procède Poursuite contre X. Bruxelles accuse entre autres le service de messages courts de violer les règles de l’UE en matière de gestion des risques et de modération des contenus.