La banque doit rembourser les dommages causés par la fraude bancaire en ligne

Les cybercriminels tentent d’obtenir les données personnelles des clients des banques de plusieurs manières. Ils se font souvent passer pour une institution bancaire afin d’accéder au Services bancaires en ligne de leurs victimes potentielles, ce fut récemment le cas étude de Bitdefender. Mais qui est responsable si les fraudeurs réussissent et vident ensuite le compte ? Cette question a maintenant été posée au tribunal régional de Cologne dans le cadre d’une affaire. La victime a donné aux fraudeurs accès à ses propres services bancaires en ligne par téléphone. Cependant, le client de la banque ne doit pas subir les dégâts.

Fraude bancaire par téléphone

Il manquait 14 000 euros sur son compte lorsqu’un homme s’est rendu compte qu’il avait été victime d’une escroquerie. L’agresseur s’est montré particulièrement perfide : il a utilisé des aides techniques pour appeler la victime sous un faux numéro, à savoir celui de Banque de la personne lésée. La victime a reconnu le numéro et a répondu au téléphone de bonne foi. Lors de l’appel téléphonique, le fraudeur s’est fait passer pour un employé de la banque et a affirmé que le compte de la personne concernée avait été bloqué par mesure de précaution en raison de cas de fraude en cours. La victime doit désormais réactiver le compte en utilisant la procédure push TAN sur le téléphone. Un processus appelé « carte d’enregistrement » est alors apparu dans l’application push TAN, ce que l’homme a confirmé. Sans le savoir, il n’avait pas activé son compte bancaire, mais plutôt une carte de débit numérique, avec laquelle le fraudeur a dépensé 14 000 euros via Apple Pay dans les jours suivants.

La banque doit rembourser le montant total

Lorsque la fraude a été découverte, le montant remboursé Établissement bancaire a dans un premier temps versé à la personne lésée une somme de 4 000 euros et a refusé de lui verser d’autres indemnités. La victime s’est retrouvée avec 10 000 euros de dommages et intérêts et s’est donc adressée au tribunal. Le tribunal régional de Cologne a désormais donné raison au demandeur (jugement du 8 janvier 2024, numéro de dossier 22 O 43/22) : la personne lésée n’a pas autorisé les opérations de paiement correspondantes. Pour cette raison, la banque est tenue de rembourser le montant total de la perte. Une négligence grave de la part de la victime peut également être exclue : le client a été trompé par le faux numéro de téléphone de la banque. Selon le tribunal régional de Cologne, il est peu probable que le citoyen moyen sache qu’il est possible de falsifier le numéro de téléphone affiché. De plus, le terme « enregistrement » dans le nom du processus de l’application Push TAN n’est pas suffisamment précis. Dans cette situation, il ne devait pas nécessairement être clair pour la victime qu’elle mettait en place un nouveau système de paiement avec sa confirmation.
Les fraudeurs ne traquent pas seulement leurs victimes potentielles par téléphone. Les escroqueries par phishing par e-mail ou SMS sont beaucoup plus courantes. Dans ce conseiller Découvrez comment reconnaître une tentative de fraude, comment vous protéger efficacement et que faire si vous êtes victime d’une fraude.